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J'ai décidé de partir en échange et voici ce que ça m'a apporté (1/2)






Je m’appelle Anthony, je suis étudiant international en troisième année du baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et j’ai décidé de vous transmettre dans cet article mon expérience en tant qu’étudiant en échange en France. Vous pouvez y trouver les raisons pour lesquelles j’ai décidé de me lancer dans cette aventure ainsi que tout ce que cela a pu m’apporter.


Le choix de partir en échange


Le choix de partir en échange doit être réfléchi. Il doit être pris avec le plus grand soin car ce n’est pas une expérience que l’on doit prendre à la légère. J’ai passé deux ans à Montréal et je suis parti à Paris pour le premier semestre de ma dernière année, où je suis actuellement. J’ai choisi de partir en échange car j’avais envie de découvrir une nouvelle expérience académique que celle que l’on nous propose à l’UdeM, pourtant déjà très enrichissante. Une nouvelle expérience culturelle est également quelque chose que j’avais envie de vivre. C’est pourquoi deux de mes trois choix étaient hors du Canada et hors de mon pays de naissance, la France. L’autre raison pour laquelle j’ai décidé de partir en échange est pour pouvoir évaluer mon niveau académique par rapport à des étudiants d’autres universités qui étudient dans le même domaine que moi. C’est pourquoi j’ai décidé de candidater à des universités très prestigieuses et très compétitives. Mon premier choix d’établissement était à Londres à University College London (UCL) soit l’une des meilleures universités du pays. Je n’ai pas été pris. Cependant je n’ai pas abandonné et j’ai été accepté à Sciences Po à Paris. Étudier à Sciences Po est une opportunité importante dans un cheminement académique car il est l’un des établissements les plus reconnus dans le monde dans le domaine des sciences sociales. Je n’ai pas hésité avant d’accepter cette offre car je savais ce qu’elle représentait. Étant français, vivre une expérience à Paris n’est pas très dépaysant, mais la plus-value académique que représente l’école m’a convaincu. De plus, l’expérience que j’ai vécu en venant étudier au Canada à l’âge de 17 ans m’a déjà beaucoup apporté.


Préparer son échange


J’ai donc préparé mon échange, et cela implique toutes les formalités administratives qu’il ne faut surtout pas négliger. Elles représentent une partie cruciale de la préparation à l’échange. Le principal conseil que je peux donner est qu’il est important de les réaliser à l’avance pour être sûr de ne pas oublier quoi que ce soit. Le deuxième aspect important du départ en échange est le fait de se séparer de ses amis (dans mon cas) ou de sa famille pour quelques mois. Cela n’est évidemment pas quelque chose de facile et il faut être prêt mentalement à faire ce sacrifice. Être prêt mentalement à être loin de ses proches et savoir pourquoi on réalise ce sacrifice est quelque chose de primordial pour que votre séjour en échange se déroule bien. Cela vous évitera une fois sur place, non pas d’être triste de temps en temps, mais de remettre en cause votre choix de partir en échange et vous permettra d’être en accord avec vous-même.


Mon expérience à l’étranger après deux mois


Pour être assez franc, c’est comme recommencer l’université. La découverte et l’apprentissage des couloirs du campus, la rencontre avec les autres étudiants, se faire des amis, découvrir les cours et vous adapter au système, tout doit recommencer. Sur tous ces points, vous repartez à zéro. Cela peut faire peur aux primes-abords, mais finalement c’est ce qui rend l’expérience stimulante. J’ai tout redécouvert dans un environnement différent et aujourd’hui déjà, je l’ai adopté dans sa totalité. Ma langue d’instruction a également changé pour certains cours et cela est un challenge intéressant. Je suis pour l’instant extrêmement satisfait de mon échange à Paris et de mon expérience à Sciences Po. Paris est une ville magnifique avec beaucoup de ressources pour se divertir et se cultiver. La qualité de vie y est agréable bien que le train de vie soit sans-arrêt. Le coût de la vie est le principal inconvénient de la ville. Tout est cher et il n’est pas forcément possible d’accéder à tous les services non-essentiels. De son côté, Sciences Po est une école qui apporte beaucoup, avec une atmosphère engagée qui n’est pas déplaisante. L’horizon des élections présidentielles en avril 2022 décuplent ce phénomène. L’univers associatif est plus développé qu’à l’UdeM ce qui rend les activités extra-scolaires plus importante à l’échelle du campus. Concernant les cours, mes premiers examens se sont bien passés et je me suis très bien adapté au rythme de travail requis.

Enfin, Paris est une ville carrefour en Europe et permet d’accéder à certaines destinations pour des prix relativement compétitifs. J’ai pu me rendre en Allemagne et en Italie afin de visiter les villes de Naples et de Berlin. L’échange est donc également une opportunité pour visiter et découvrir de nouveaux lieux encore inexplorés.


Le choix de partir en échange n’est pas simple. Il implique des sacrifices, et vous devez être entièrement certains de vouloir les réaliser au profit de votre expérience dans un autre établissement ou dans un autre pays. Ce choix n’appartient qu’à vous. J’espère que ce texte aura répondu à certaines de vos interrogations concernant les échanges. J’ai également conscience de la chance que j’ai d’avoir pu partir en échange en période de pandémie. Pour ceux qui n’ont pas pu ou pour ceux qui souhaitent tout simplement se lancer, n’hésitez plus et tentez votre chance. Un deuxième article s’arrêtera sur la deuxième partie de mon échange et sur mon retour à Montréal. Bon courage à toutes et tous pour la fin de session !

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